Le Spleen de Paris de Charles Baudelaire

9782253161202-T

Quatrième de couverture:

Lorsqu’il commence à publier ses petits poèmes en prose dans des revues et des journaux, Baudelaire a beau les qualifier modestement de « bagatelles », il a pleinement conscience de ce qu’ils ont de singulier. Et nous le savons mieux désormais, ce qui s’inaugure de manière capitale dans ces textes qui visent à capter l’étrangeté du quotidien de son temps, ce n’est rien moins qu’une forme littéraire nouvelle. Rimbaud et Mallarmé vont s’en souvenir très vite – et bien d’autres après eux. Bien que le poète y songeât depuis 1857, l’année des Fleurs du Mal, Le Spleen de Paris ne parut que deux ans après sa mort, en 1869. Ses poèmes en prose constituaient pourtant à ses yeux le « pendant » de ses pièces en vers, et les deux livres, en effet, se font écho à maints égards. Mais à la différence des Fleurs du Mal, ce n’est pas ici un recueil composé qui nous est offert: un espace de liberté, bien plutôt, où le flâneur témoigne d’un nouveau regard venu à l’homme moderne pour lequel la réalité multiplie ses images…

Mon avis:

Aujourd’hui, je ne vais pas me faire des amis…

Baudelaire, c’est ma déception de la semaine. Je ne comprends pas pourquoi je suis passée à côté. J’arrivais en territoire inconnu (mes années lycée ne m’ayant pas donnée l’occasion d’étudier Les Fleurs du Mal), cependant, selon les dires, je devais être épatée et charmée par les poèmes de ce cher Baudelaire, poète ô combien torturé…

Eh bien que nenni ! Je n’ai pas du tout été transporté durant ma lecture des Petits poèmes en prose. Ça parle de mort, de folie, d’abandon, de solitude. Et tout cela est mélancolique, pessimiste et cyniquement macabre mais certainement pas au point de crier au génie (bien sûr ce n’est que mon avis). Au contraire je me demande pourquoi il y a tant de raillerie dans ces poèmes qui se veulent des « pendants » aux Fleurs du Mal. Je comprends bien que c’est le style de l’auteur, qu’il se considère comme témoin de son temps, mais je n’ai pas réussi à entrer dans cet univers, je suis restée sur le pas de la porte. Peut-être la prose y est-elle aussi pour quelque chose ?

Allez, comme ça me chagrine un peu de ne pas reconnaître le talent de Baudelaire, les poèmes comme La corde ou Mademoiselle Bistouri valent, selon moi, le détour (mais attention à ne pas lire près d’une falaise ou une voie ferrée !)

Une grande déception, donc. Il ne me reste plus qu’à découvrir Les Fleurs du Mal, lecture que je redoute un peu.

Ma note: 2/5

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8 réflexions sur “Le Spleen de Paris de Charles Baudelaire

  1. Tu sais, je crois que chaque personne a le droit d’aimer une œuvre ou de la rejeter… De mon côté, j’ai toujours apprécié Beaudelaire… surtout son poème Les Chats. Lors de mes études littéraires, j’ai dû apprendre à analyser ses poèmes… pas le choix. J’ai fini par les apprécier! 🙂

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