Mes favoris 2016

Comme en 2015, j’aime l’idée d’une petite rétrospective des livres qui ont marqué mon année. En début d’année, j’avais pour résolution de varier mes lectures, si je n’ai pas atteint tous les objectifs que je m’étais donnée (je me rends compte que j’avais été bien optimiste !), je suis heureuse de compter pleins de belles lectures dans mon TOP 2016 !

JEUNESSE

Fin 2015, j’avais pour résolution de me remettre sérieusement à la littérature jeunesse. Qui aurait cru que je tiendrais aussi bien le cap ? Pas moi en tous cas ! Je suis surprise d’avoir autant de coups de coeur dans des genres si différents : albums, bandes-dessinées, romans, il y a une belle diversité cette année que j’aimerais encore explorer en 2017.

Aussi, je suis d’autant plus heureuse par ce résultat, que nombre de mes coups de coeur ont été suggéré par des blogs que j’adore suivre.

Catégorie album:

Jojo la mache – Olivier Douzou

Et si tout ça n’était qu’un rêve ? – Thierry Lenain et Irène Bonacina

Attends Miyuki – Roxane Marie Galliez et Seng Soun Ratanavanh

Catégorie BD:

Le grand méchant renard – Benjamin Renner

Abélard, tomes 1 et 2 – Renaud Dillies et Régis Hautière

Ninn, tome 1 – Jean-Michel Dalot et Johan Pilet

Catégorie roman:

Le bébé et le hérisson – Mathis

Je m’appelle Mina – David Almond

Songe à la douceur – Clémentine Beauvais

LITTÉRATURE

J’en ai lu très peu cette année au profit d’autres belles découvertes, mais trois sortent clairement du lot ! Je regrette qu’il n’y ai pas de coup de coeur en littérature étrangère, faute d’avoir privilégier les auteurs français (toujours)… Un défi qui sera peut-être relevé en 2017 ?

Tout le monde est occupé de Christian Bobin

En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut

Saga de Tonino Benacquista

BD

L’année 2016 aura aussi été l’occasion de faire de belles découvertes au rayon BD. Mon appétit pour le 9ème art ne cesse de grandir, pour sûr que 2017 sera encore placée sous le signe des bulles… Là encore, les blogs que je suis y sont pour beaucoup, alors merci !

Les équinoxes de Cyril Pedrosa

Un petit goût de noisette de Vanyda

Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro

Je profite également de ce dernier jour de l’année pour vous remercier. Merci de prendre le temps de me lire, de me laisser un joli mot, d’échanger. Malgré mes absences de ces derniers temps, j’aime toujours autant vous lire.

BEAU RÉVEILLON 

Tag Ruler of Books

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J’ai été nominée, il y a un peu trop longtemps (désolée…), par Petite Plume pour le Ruler of Books. Le principe de ce tag est le suivant : S’imaginer reine/présidente du monde livresque et gouverner ses sujets répondre aux questions.

Quel livre ferais-tu lire à tout le monde ?

L’idée de Petite Plume de faire lire Le Petit Prince était excellente. Je lui reprendrais bien sa réponse du coup… Sinon je pense que chacun peut trouver un livre qui lui correspond, pourquoi n’en choisir qu’un pour tous ?

Qu’est-ce que tu supprimerais dans l’univers des livres ?

Les quatrièmes de couverture qui en disent trop, je suis sûre que mes sujets ne s’en porteraient que mieux !

À quel auteur demanderais-tu de t’écrire un livre ?

J’aimerais bien que Claudie Gallay nous offre un nouveau roman, comme elle a le don de savoir en faire.

Quels livres supprimerais-tu de tes archives royales pour faire de la place ?

Sûrement ces livres de politiques que je vois trop souvent en librairie, comprenez, je n’apprécie pas que l’on me fasse de l’ombre…

À quel artiste/illustrateur de couverture demanderais-tu de peindre une fresque pour toi ?

Difficile de choisir tant il y en a qui font battre le cœur de votre chère et tendre reine… Peut-être que le travail de Rebecca Dautremer serait parfait pour quelques murs du château ?

Quel visage de personnage ferais-tu représenter sur ta monnaie royale ?

La trombine du Grand méchant renard sur une pièce de monnaie me ferait bien rire !

À quel livre décernerais-tu le prix royal pour 2016 ?

Pas lu beaucoup de livres paru en 2016 pour l’instant, une reine est très demandée vous savez, mais, je décernerais volontiers le prix à Songe à la douceur de Clémentine Beauvais, pour cette manière d’écrire qui m’a tant plu et dont je ne me remets pas !

Merci beaucoup Petite Plume pour la nomination, ce n’était pas toujours facile de répondre, mais très drôle à réaliser !

Soyez imprudents les enfants de Véronique Ovaldé

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Quatrième de couverture: 

« Soyez imprudents les enfants », c’est le curieux conseil qu’on a donné à tous les Bartolome lorsqu’ils n’étaient encore que de jeunes rêveurs – et qui explique peut-être qu’ils se soient aventurés à changer le monde. « Soyez imprudents les enfants », c’est ce qu’aimerait entendre Atanasia, la dernière des Bartolome, qui du haut de ses 13 ans espère ardemment qu’un événement vienne bousculer sa trop tranquille adolescence. Ce sera la peinture de Roberto Diaz Uribe, découverte un matin de juin au musée de Bilbao. Que veut lui dire ce peintre, qui a disparu un beau jour et que l’on dit retiré sur une île inconnue ? Atanasia va partir à sa recherche, abandonner son pays basque natal et se frotter au monde. Quitte à s’inventer en chemin.Dans ce singulier roman de formation, Véronique Ovaldé est comme l’Espagne qui lui sert de décor : inspirée, affranchie et désireuse de mettre le monde en mouvement.

Mon avis:

Depuis son plus jeune âge, elle a l’impression que ses parents déteignent sur elle. Elle se sent aussi insignifiante que ses géniteurs et aussi vide que ce coin d’Espagne où elle vit. Atanasia Bartolome a treize ans lorsque sa vie est bousculée. C’est un jour de 1983 au musée de Bilbao qu’elle tombe sur cette toile et ne pourra plus jamais l’oublier. Roberto Diaz Uribe en est le peintre, un artiste volatilisé depuis des années. Il devient la quête d’Atanasia, le sens de sa vie tombé comme ça, un jour, alors qu’elle n’est encore qu’une enfant.

C’est par les récits de sa grand-mère Esperanza, qu’Atanasia apprend que son peintre est aussi le cousin de son père et qu’une sombre histoire politique entre adolescents les a fait s’éloigner l’un de l’autre. Seulement, l’adage « Soyez imprudents les enfants » semble définir toute la famille Bartolome. Véronique Ovaldé remonte jusqu’au XVIIeme pour nous conter les faits et prouesses des ancêtres Bartolome, des personnages rêveurs et fantaisistes. Jusqu’à Atanasia partit chercher ses réponses à Paris auprès d’un russe alcoolique, professeur spécialiste de Roberto Diaz Uribe. Là-bas, elle explore les mystères entourant le peintre qu’elle adule, mais surtout elle tisse sa propre vie. Sa quête, loin de sa terre espagnole, lui permet de faire taire une rage enfouie, d’écouter ceux qui sont les siens, de comprendre et de se retrouver, pour finalement, mieux revenir…

Soyez imprudents les enfants marque ma première rencontre avec Véronique Ovaldé. Enfin, j’ai pu découvrir la plume poétique de cette auteure, à travers un genre que j’apprécie particulièrement : le roman initiatique. Atanasia est un personnage mélancolique et ronchon auquel j’ai pourtant réussi à accrocher. J’ai aimé sa lucidité, sa verve et sa quête indéfectible. Le personnage du professeur est aussi réussi, il forme un duo charmant avec Atanasia.

Pour sûr, l’auteure a l’art et la manière de nous conter des histoires. L’univers de ce roman est riche et plein de fantaisies. De nombreux passages sont passionnants, mais les chapitres alternant passé et présent, dans la deuxième partie, m’ont aussi quelquefois lassé. Je crois que l’écriture de l’auteure ne m’a pas autant conquise que je l’aurais voulu.

Un récit d’apprentissage et une histoire de famille dont j’attendais une petite étincelle de plus. Malgré cette toute petite déception, je ne dis pas non à un nouvel essai.

Ma note: 3/5

« C’est difficile parfois de n’être que ta gouvernante ou ta domestique, n’oublie pas de me raconter deux trois choses de ta vie pour que je n’aie pas l’impression d’être un fantôme. Ou d’héberger un fantôme. C’est toujours bizarre, sais-tu, quand on devient la vieille de quelqu’un d’autre. »

Mauvais Genre de Chloé Cruchaudet

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Quatrième de couverture:

Paul et Louise s’aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l’enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché dans une chambre d’hôtel. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d’identité. Désormais il se fera appeler Suzanne. Entre confusion des genres et traumatismes de guerre, le couple va alors connaître un destin hors norme. Inspiré de faits réels, Mauvais Genre est l’étonnante histoire de Louise et de son mari travesti qui se sont aimés et déchirés dans le Paris des Années folles.

Mon avis:

Paris, 1911. Paul et Louise avaient prévu de faire pousser des fleurs (pleines de vase) dans le jardin d’hiver de leur future petite maison. Ils en avaient plein, de jolis projets, mais l’Histoire ne leur accordera pas. Paul et Louise viennent seulement de célébrer leur union, que le jeune époux est appelé à combattre. L’heure n’est plus aux rêves d’avenir mais à la survie. Paul voit ses compagnons mourir, sombrer dans la folie, l’horreur est insupportable et l’événement de trop pousse Paul à devenir déserteur. Aidée de sa Louise, il se terre dans un hôtel miteux. Seul dans sa chambre, les journées traînent lentement. Louise partit faire vivre tant bien que mal son couple, retrouve, le soir, un mari exécrable. Paul rumine sa solitude, jusqu’au jour où il pense trouver la solution. Si vivre sous l’identité de Paul reste dangereux, se grimer sous les traits d’une femme n’éveillerait aucun soupçon. C’est ainsi que née Suzanne, Suzy pour les intimes, car cette demoiselle n’a pas fini de s’inviter dans le couple et dans l’esprit de Paul.

Adapté du récit historique La Garçonne et L’Assassin de Fabrice Virgili et Danièle Voldman, Mauvais Genre est bien plus qu’une bande dessinée sur le travestissement. Elle conte l’histoire vraie de Paul Grappe et Louise Landy bousculée au début de la Première Guerre Mondiale. La terreur et les traumatismes de la guerre parcourent les planches et sont sans cesse rappelés par les tons sombres de l’illustration. Une teinte de rouge vient parfois twister la douleur et nous retrouvons l’effervescence du Paris des Années Folles.

La quête de soi est au centre du récit, nous voyons un Paul laissé toute sa place à Suzanne et s’épanouir dans ce nouveau rôle. Chloé Cruchaudet a su cerné ce personnage double et complexe et en a extrait toute sa beauté. Louise n’est pas en reste, commence alors une sorte de triangle amoureux, lourde de conséquences et les désillusions prennent part à la danse.

Mauvais Genre est une œuvre très forte. À lire !

Ma note: 4/5

Lisez aussi les avis de Moka, Mes pages versicolores et La bibliothèque de Bénédicte !

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Je m’appelle Mina de David Almond

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Quatrième de couverture:

Mina, 9 ans, vit seule avec sa mère depuis la mort de son père. Le plus souvent réfugiée dans son arbre à l’abri du monde, elle joue avec les mots, invente des histoires, raconte sa vie de tous les jours, le bonheur de regarder la vie d’en haut, parmi les oiseaux, loin du monde d’en bas, où elle a eu si peur. C’est d’amitié et de la liberté que nous parle Mina. Écrire son journal intime lui permettra-t-il de nous confier son secret et d’enfin s’ouvrir au monde ?

Mon avis:

Commencer d’abord en criant MERCI au délicieux blog Les grands yeux jaunes pour avoir déposé sur mon chemin ce superbe livre…

Mina aime les mots. Ils sont son île, son refuge, sa cour de récréation. Elle joue avec, les triturent pour les transformer à sa convenance, pour en extraire les plus douces folies, pour y repousser encore les limites de son imagination. Les pages de son journal n’offrent aucun rempart à ses défis auxquels le lecteur est, d’ailleurs, invité à prendre part. Seuls restent les doutes qui enflent et prennent une place qui va bien au delà de mots posés sur un cahier.

Mina ne va plus à l’école depuis qu’elle a compris qu’elle n’entrait pas dans le moule (ou en tous cas pas dans celui de Mme Scullery). C’est alors sa maman qui lui fait la classe et essaye de l’ouvrir au monde, car Mina n’en voit plus qu’une partie, une partie négative qui l’éloigne des autres. Mina, jeune enfant éprise de liberté, d’une entièreté sans borne et rêveuse à plein temps doit panser craintes et souffrances pour vivre dans le monde fantastique et terrifiant de la réalité.

David Almond a écrit un roman jeunesse comme je les adore. Un livre qui ne prend pas ses lecteurs pour des jambons ou, autrement dit, qui sonne juste. Je m’appelle Mina traite de ce drôle de moment qu’on appelle « grandir », de cet instant où on ne sait plus où est notre place dans le monde, de ces jours où l’incompréhension est trop importante pour se cogner une nouvelle fois à la réalité. Le personnage de Mina fait preuve d’une lucidité débordante, ses écarts de folie et ses réflexions plus graves, philosophiques même, sur la vie et le monde m’ont énormément plu. Ils ont fait écho aux interrogations que se posaient la petite fille que j’étais autrefois mais aussi aux craintes de la jeune adulte d’aujourd’hui. La rencontre de cette petite Mina me laisse dans une tendre mélancolie, mais surtout dans une belle parenthèse poétique, car je vous l’assure les mots de Mina sont magiques !

Lisez aussi les jolis articles de Powoui et de L’âme des mots, blog découvert par hasard et quel plaisir !

Ma note: 5/5

« Les mots devraient flâner et vagabonder. Ils devraient voler comme des chouettes, voleter comme les chauves-souris et se faufiler comme les chats. Ils devraient murmurer, crier, danser et chanter.
Parfois, il ne devrait pas y avoir de mots du tout.
Juste le silence.
Juste le pur espace blanc. »

De terre et de mer de Sophie Van der Linden

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Quatrième de couverture:
Au début du siècle dernier, Henri, un jeune artiste, parvient sur l’île de B. après un long voyage.
Venu rendre visite à la femme qui s’est détournée de lui, il y séjournera vingt-quatre heures, le temps pour lui de déambuler dans ce paysage envoûtant, et d’y faire des rencontres singulières.
Jusqu’à la chute finale, le lecteur chemine à la suite du héros dans cette atmosphère vibrante, rendue par une écriture impressionniste aux multiples résonances.De terre et de mer est le troisième roman de Sophie Van der Linden. Après La Fabrique du monde et L’Incertitude de l’aube, l’auteur confirme encore son talent et dépeint avec acuité l’expression des sensations et des sentiments.

Mon avis:

Un livre comme on rate un bateau, comme on manque l’heure d’embarquement… Reçu grâce à Babelio et aux éditions Buchet-Chastel, De terre et de mer est un rendez-vous manqué. À l’instar du héros, j’ai déambulé jusqu’à l’île de B. Lui, par la mer, venant vainement retrouver l’amour de la belle Youna, moi, par les mots, cherchant la douceur et la poésie suggérées par la toile en couverture.

« Cette sensation de réussir à faire exister à l’extérieur de soi, sur du papier, ce qui est si mouvant, insaisissable, retranché dans mes pensées, me donne la plus grande joie. Pour autant, cela ne me fait pas renoncer à toi. »

Cherchant l’indépendance et la liberté, Youna est venue s’installer sur l’île de B. Elle y a commencé une nouvelle vie loin des moments passés auprès d’Henri. Jeune peintre tourmenté, Henri vit mal ce silence et décide d’entreprendre, le temps d’une journée, un voyage sur les traces de celle qu’il croit aimer. Débarqué, ses mille questions pour seul bagage, le jeune homme ne manque pas d’attirer les on-dit. Qui est-il ? Que cherche-t-il ? Que veut-il à l’énigmatique Youna ? L’atmosphère pesante du début du XXème siècle entoure ce couple étrange marchant sur la lande. De point de vue en point de vue, on explore tour à tour les quelques âmes qui peuplent cette terre. Le restaurateur, la vieille dame, le chasseur, le coureur, le pêcheur, font appel à leurs souvenirs, à leur quotidien et lancent quelques pistes au lecteur intrigué.

« Depuis la nuit des temps, je sens le moindre hoquet de ton sommeil, je sens la nervosité de ta queue qui racle et abîme la roche lorsque tu rêves. Je sens que tu gis sur le flanc, mais que ton cœur bat sourdement. Ta colère, ton poison coulent dans le sang noir et visqueux dont tes veines figées sont emplies, ta rage et ton râle, rauques, sourdent de la roche, ébranlent l’eau stagnante du marais, je les sens, oui, je les sens sous mes pieds qui s’agitent et annoncent ton tellurique éveil, aerouant. »

Mais si l’écriture de Sophie Van der Linden aura pu être belle et sensible, elle fut surtout, pour moi, déconcertante. Il m’a semblé que l’histoire de cette île ne rendait pas vraiment hommage à la poésie de ses phrases. La jolie musique perd de son rythme, pour mieux revenir, parfois, mais pas assez pour me faire apprécier ce moment. Enfin, le récit reste trop court, les personnages seulement esquissés furent, pour moi à regret, fades et antipathiques.

De terre et de mer aurait pu être, mais ne fut pas, cette fois.

Ma note: 2,5/5

Miss Peregrine et les enfants particuliers de Ransom Riggs

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Quatrième de couverture:

Une histoire merveilleusement étrange, émouvante et palpitante.
Un roman fantastique qui fait réfléchir sur le nazisme, la persécution des juifs, l’enfermement et l’immortalité.

Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé un partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ».

Un soir, Jacob trouve son grand-père mortellement blessé par une créature qui s’enfuit sous ses yeux. Bouleversé, Jacob part en quête de vérité sur l’île si chère à son grand-père. En découvrant le pensionnat en ruines, il n’a plus aucun doute : les enfants particuliers ont réellement existé. Mais étaient-ils dangereux ? Pourquoi vivaient-ils ainsi reclus, cachés de tous ? Et s’ils étaient toujours en vie, aussi étrange que cela paraisse…

Mon avis:

Une longue réflexion suivie la fin de ma lecture de Miss Peregrine et les enfants particuliers. Comment évoquer un livre dont on a été déçue alors que tout le monde l’a aimé et acclamé ? Etait-il vraiment nécessaire d’écrire cet article ? Que pouvais-je bien encore apporter à tout ce qui avait déjà été dit ? Mais aux risques d’attirer les foudres de certains lecteurs, j’ai décidé, au moins pour moi, de mettre les mots sur une petite déception.

Revenons au tout début, Miss Peregrine et les enfants particuliers est un roman qui m’intriguait énormément, d’un côté, par l’objet lui-même. La couverture est mystérieuse, le titre a une sonorité exquise et la typographie est aussi belle qu’étrange. J’ouvre le livre et hop ma curiosité est une fois de plus mise à rude épreuve, les pages alternant entre l’histoire de Jacob et des photographies en noir et blanc. Un véritable plus qui donne toute son originalité au roman. Dans ma tête, j’aimais déjà cette Miss et ne demandais qu’à rencontrer ses drôles de marmots.

Des photos c’est bien sympa, mais l’histoire, qu’est-ce qu’elle raconte ? Elle dit que Jacob Portman a 16 ans, que depuis qu’il est petit, son grand-père lui parle d’une maison où vivrait des enfants un peu différents et que ce qu’il prenait pour des histoires à dormir debout auraient peut-être un lien avec la récente mort louche et atroce de son grand-père. C’est donc un adolescent tourmenté qui se rend sur l’île de Cairnholm, au large des côtes du Pays de Galles, décidé à trouver des réponses.

Ben zut alors, de quoi tu te plains ma pauvre Lucette ? La mayonnaise n’a pas pris. C’est tout simple et c’est triste à dire, mais je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire. Je ne me suis pas vraiment attachée à ce pauvre Jacob, j’avais comme l’impression qu’il n’avait pas d’âge, il pouvait être très puéril et l’instant d’après un jeune ado responsable (dans ma tête c’était très flou pour lui donner une tête). En revanche, j’ai beaucoup aimé les personnages féminins et particulièrement Miss Peregrine Faucon herself ou Emma Bloom, la comparse de Jacob, elle a un caractère bien trempée et j’ai aimé l’idée qu’elle soit à la fois la fille du passé et celle du présent (et ouais t’es obligée de lire le livre si tu veux comprendre ma phrase ;))

Voilà, pour ne plus trop en dire, mais en justifiant mon avis mitigé, je dirai que les péripéties ne m’ont pas transportées plus que ça, qu’il y avait un petit côté déjà vu, alors que je ne suis pas vraiment une habituée du genre et que l’écriture m’a laissé malheureusement insensible.

C’est un peu râpé pour moi, même si les photographies et Emma Bloom rattrapent le tout. J’espère que vous m’aimez quand même toujours.

PS : J’attends tout de même avec impatience l’adaptation de Tim Burton, je voudrais que ce film me remette le pied à l’étrier afin d’envisager la lecture du tome 2.

Ma note: 3,5/5