La porte du secret de Christel Noir

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Quatrième de couverture:

Marie, libraire à Montmartre, partage le quotidien d’une adolescente précoce et d’un vieil homme passionné de lecture. Sa rencontre avec Josh, scénariste non dénué de charme, ressemble à une promesse d’amour. Elle coïncidera avec l’apparition d’un improbable confident. Ange gardien, double, ou intuition, il est là, posé au bout de son lit. Mais que penser de cet esprit qui disparaît et réapparaît à sa guise, prétendant l’aider à rattraper ses rêves ? Marie doit-elle appeler la police, consulter un psychiatre ou, tout simplement, se laisser entraîner dans une extravagante aventure ?
La Porte du secret est un roman résolument optimiste. On en ressort avec le sourire aux lèvres et une furieuse envie de se donner les moyens de vivre pleinement.

Mon avis:

Merci à la Masse Critique de Babelio et aux éditions Héloïse D’Ormesson pour l’envoi de cet ouvrage.

Ouf ! enfin arrivé à bout de ces 316 pages, ce fut une longue et laborieuse lecture… Pourtant le synopsis laissait présager une histoire simple et agréable pour la saison… Erreur !

Après la mort de son grand-père Samuel, qui l’a élevée, Marie a hérité de sa librairie de vieux livres dans le quartier de Montmartre où elle vit une routine douce et rassurante. Lors d’un week-end chez son amie Margaux, Marie fait la rencontre de Josh, un scénariste dévasté depuis la mort de son épouse Hélène. Elle qui a renoncé aux hommes depuis bien longtemps, Josh semble bousculé tous ses projets. De même lui, qui a mis de côté ses sentiments et même sa vie n’est pas insensible au charme de Marie. Mais voilà, ce séjour passe, les jeunes gens se séparent, et l’on suit la vie de Marie et de Josh à tour de rôle, un chapitre sur l’un, un chapitre sur l’autre, on en apprend un peu plus sur leur quotidien, leur entourage, leurs fragilités mais on s’ennuie ferme. En point de vue externe, le narrateur a été, pour moi, trop présent, il détaille chaque fait et chaque geste des protagonistes ce qui casse toute magie et empêche la part d’imagination du lecteur. Ajoutez à cela des questions existentielles et spirituelles à tout bout de champ et on se perd carrément dans le fil de l’histoire sans compter l’apparition surnaturelle d’Eloïse, ange gardien de Marie. Moi qui ne suis pas friande de fantastique et d’au-delà, je pensais que ce côté surnaturel serait davantage tourné vers l’humour, tel le génie d’Aladdin par exemple (exemple un peu futile mais c’est le premier qui m’est venu !). Alors certes Eloïse est une aide pour Marie dont le but est de la faire sortir de sa routine, de la faire croire en ses rêves et de se détacher de l’ombre de son grand-père (finalement on est plus dans Star Wars que dans Aladdin…) mais l’auteure a également choisi de parler de réincarnation et là, elle m’a définitivement perdue. Autre chose qui m’a déçue et est important dans mon ressenti après chaque lecture, c’est mon attachement aux personnages. J’ai trouvé Marie et Josh bien peu originaux heureusement les personnages secondaires sont plus consistants, notamment Noémie, la « sœur adoptive » de Marie à la répartie cinglante ou encore Emile, le vieil homme qui a cessé de parler après avoir survécu des camps et prend soin de Marie depuis la disparition de son grand-père.

La porte du secret n’était pas un livre pour moi. Cependant je pense qu’il trouvera son lectorat, au vu des quelques critiques positives sur Babelio, et puis même si la plume de Christel Noir ne m’a pas touché qui sait si vous, ne trouverez-vous pas le roman « résolument optimiste » tel que le promet la quatrième de couverture ?

Ma note: 2/5

Citation:

« C’est une bonne chose, une page blanche, tu sais : c’est une page vierge pour écrire une nouvelle histoire. »

No et moi de Delphine de Vigan

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Quatrième de couverture:

Elle avait l’air si jeune. En même temps il m’avait semblé qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu’elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur. D. V.

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, multiplie les expériences domestiques et les théories fantaisistes. Jusqu’au jour où elle rencontre No, une jeune fille à peine plus âgée qu’elle. No, ses vêtements sales, son visage fatigué, No dont la solitude et l’errance questionnent le monde. Pour la sauver, Lou se lance alors dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Mais nul n’est à l’abri…

Mon avis:

Mon premier Delphine de Vigan… et cette question dans ma tête : « Mais pourquoi l’avoir découverte seulement maintenant ?! »

C’est la quatrième de couverture qui a fait que je choisisse ce livre, synopsis court mais qui donne envie de découvrir le personnage de Lou. Cette jeune surdouée est seule. Entre une mère aussi bavarde qu’un mur et l’absence totale d’amis à l’école, Lou passe le plus clair de son temps à poser des hypothèses, élucider des problèmes et multiplie les expériences plus farfelues les unes que les autres. Mais cette morne vie est chamboulée par sa rencontre avec une autre solitude, No.

À peine plus âgée qu’elle, No vit dans la rue, pas de papa, pas de maman, pas de chez soi, seulement quelques sacs qui contiennent de petites affaires. Lou va se prendre d’affection pour cette jeune fille et remuer ciel et terre pour l’aider.

J’aime beaucoup les histoires d’amitié et notamment lorsque ce sont des amitiés auxquelles on ne s’attend pas. Lou et No sont différentes sur plusieurs points mais leur solitude les rapproche et c’est ce qui m’a plu dans cette histoire. Delphine de Vigan a su mettre en valeur ses personnages, je me suis attachée à chacun d’entre eux. Lou est à la fois lucide et naïve, No un agneau derrière sa grande gueule mais également Lucas, le caïd du lycée, qui sera surtout l’ami des deux jeunes filles.

En toile de fond de cette amitié, le livre soulève des questions à propos des sans-abris à travers le regard d’adolescents. J’ai trouvé cela intéressant, il n’y a pas de réponse à la fin mais ce court roman permet de se rendre compte de la vie des SDF, avec des mots simples et clairs pour les adolescents comme pour les plus grands.

Aurais-je autant aimé cette histoire sans la plume de Delphine de Vigan ? Sûrement pas, elle a l’art d’employer les mots justes, le pouvoir de rendre les silences bien bavards.

Ce fut un coup de cœur pour ma part. Et je n’attendrai pas cent ans avant de lire un autre de ses livres.

J’ai aussi très envie de voir l’adaptation cinématographique… L’avez-vous vu ? Peut-être pourrais-je partager mon avis avec vous ?

Ma note: 5/5

Citations:

« Le fait d’exprimer l’absence de quantité par un nombre n’est pas une évidence en soi. Je l’ai lu dans mon encyclopédie des Sciences. L’absence d’un objet ou d’un sujet s’exprime mieux pas la phrase « il n’y en a pas » (ou « plus »). Les nombres demeurent une abstraction et le zéro ne dit ni l’absence ni le chagrin. »

« Depuis longtemps je suis insomniaque, un mot qui finit comme maniaque, patraque, hypocondriaque, bref un mot qui dit que quelque chose se détraque… »

«  Il y a par exemple que moi aussi j’en ai marre, marre, marre d’être toute seule, marre qu’elle me parle comme si j’étais la fille de la gardienne, marre des mots et des expériences, marre de tout. Il y a que je voudrais qu’elle me regarde comme les autres mères regardent leurs enfants, il y a que je voudrais qu’elle reste le soir près de mon lit pour discuter avant d’éteindre la lumière, sans avoir l’impression qu’elle suit le marquage au sol et qu’elle a appris le dialogue par coeur. »

Deux petits pas sur le sable mouillé d’Anne-Dauphine Julliand

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Quatrième de couverture:

L’histoire commence sur une plage, quand Anne-Dauphine remarque que sa petite fille marche d’un pas un peu hésitant, son pied pointant vers l’extérieur.
Après une série d’examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d’une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste plus que quelques mois à vivre. Alors l’auteur fait une promesse à sa fille : « Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres petites filles, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d’amour. » Ce livre raconte l’histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu’un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner.
Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie.

Mon avis:

Je lis rarement des témoignages, pour ne pas dire jamais. Savoir que ce n’est pas de la fiction mais bel et bien la réalité ne me laisse pas indifférente. Alors là, quand ça parle d’enfants malades, j’aurais dû prendre mes jambes à mon cou. Mais non. J’ai foncé dans le tas.
Est-ce la poésie du titre ou bien la couverture délicate qui m’a attiré ? Je ne sais pas, mais voilà que j’emprunte ce livre à ma médiathèque.
La fille d’Anne-Dauphine Julliand, âgée de deux ans, souffre d’une maladie génétique orpheline, la leucodystrophie métachromatique. Le verdict tombe, il ne lui reste plus que quelques mois à vivre.
Dès le début nous le savons, la petite Thaïs ne vaincra pas la maladie. Et pourtant, ce témoignage n’a pas pour but de miner notre moral. Voir l’amour, l’affection, la tendresse de tout ce petit monde autour de la petite fille est émouvant mais n’engendre pas la colère. Anne-Dauphine Julliand, malgré l’horrible épreuve qui l’a touche, nous offre un ouvrage emplie d’espoir et de délicatesse. Elle nous confesse ses doutes, ses petites victoires, son quotidien mais avec toujours beaucoup de pudeur. Elle raconte la solidarité qui nait chez son entourage, la patience du personnel hospitalier, son besoin de communiquer avec son mari pour être toujours soudé, son fils, courageux et insouciant, est un véritable héros selon moi et bien sûr, le courage de Thaïs qui ne rechigne jamais face aux épreuves et ne cesse d’aimer.
À ce malheur s’ajoute encore une difficulté, la seconde fille du couple, Azylis, est également touché par la maladie. Mais l’amour et la solidarité ne faiblisse pas, chacun apporte sa pierre à l’édifice pour tenter de la soigner ou tout au moins, apaiser sa vie de bébé.
Deux petits pas sur le sable mouillé est le genre de livre qui, pour ma part, ne se lit pas d’une traite. Il faut savoir encaisser chaque coup. Ce livre, c’est Teddy Riner qui vous fait une prise.
Je ne regrette pas de l’avoir lu, même si à chaque fois qu’il était entre mes mains j’avais le cœur serré. À ce jour, c’est certainement le livre qui m’a le plus bouleversé.

Ma note: 4,5/5

Forever, Bitch de Diglee

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Quatrième de couverture

« Sortir avec un ex, c’est comme ravaler son vomi : c’est toujours acide. » Maud.

Mon avis

Mouais bof, pas convaincue.

Cela fait un certain temps que je suis Diglee à travers son blog. À l’instar de Pénélope Bagieu ou Margaux Motin, j’appréciais les tranches de vie tournées en dérision aux couleurs gaies et pétillantes.
Ici, ce sont les tribulations amoureuses (sexuelles ?) de trois trentenaires : Louise, Audrey et Maud, au caractère totalement différent. Par exemple, je trouve ça assez caricatural de placer Audrey comme la fille tout à fait ingénue et Maud couchant avec le premier venu pour oublier son ex…
Alors, certes les dessins sont sympas, agréables sous nos yeux, mais les dialogues m’ont déçu. Déjà le titre, bon… Et comme d’autres critiques sur Babelio, je trouve les paroles vulgaires et sans intérêt. Quelques-unes nous font éventuellement sourire mais pas plus ! Je n’ai peut-être pas l’humour ou l’esprit pour…

C’est dommage, j’aime beaucoup Diglee mais pas dans ce genre-là !

Ma note: 3/5

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