Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ? de Zidrou et Roger

qui lui reprisait ses chaussettes ? - one-shot

Quatrième de couverture:

Catherine a 72 ans. Elle est veuve. Son fils de 43 ans, Michel, vit encore avec elle. Il faut vous dire que Michel est handicapé suite à un accident de voiture. Permettez-nous de vous raconter par petites touches, par petites tranches de vie, le quotidien de cette héroïne. Permettez-nous de tenter de capturer ses sensations, ses émotions, de traduire en quelques pages une vie de sacrifice et d’amour. Une belle vie, en somme. Et, croyez-le ou non, en sa compagnie et celle de son fils, nous allons vivre de bons moments. De moins bons aussi, bien sûr. Mais n’est-ce pas le lot des héros que de souffrir ?…

Mon avis:

En regardant seulement la couverture, vous distinguerez un homme à l’envergure impressionnante. Si vous regardez ce personnage dans les yeux, vous oublierez sa carrure et verrez le visage d’un poupon. Inquiet et craintif. Finalement, ce roi de Prusse paraît étonnant.

Lorsqu’on retourne l’ouvrage, c’est une vieille dame qui apparaît, bien plus frêle que le personnage précédent, pourtant, elle affiche un sourire. Affectueux et déterminé.

Derrière lui, il y a elle.

Catherine, 72 ans, s’occupe de son fils Michel, 43 ans, après qu’un accident de voiture l’a rendu handicapé. Zidrou et Roger nous racontent les bons comme les moins bons moments de cette famille pas comme les autres. Avec simplicité, l’auteur évoque ses petits bonheurs du quotidien qui rendent les instants chaotiques moins pénibles. D’un moment de complicité intense avec son fils à une crise de rage pour un vêtement pas repassé, Catherine essuie les difficultés à grand renfort d’amour et de dévotion. En véritable héroïne ordinaire, elle donne toute son humanité à ce bijou du neuvième art.

Roger possède un coup de crayon très expressif qui, si au premier abord ne m’avait pas bottée plus que ça, a finalement réussi à emporter mon parti. Les couleurs sont chaudes et apaisantes, à l’image de la couverture.

Une nouvelle fois, je ne suis pas déçue par le talent de Zidrou et ne peux que chaudement vous recommander cette douce histoire de repriseuse de chaussettes…

Ma note: 4/5

PlancheS_39793

Le Sculpteur de Scott McCloud

album-cover-large-25582

Quatrième de couverture:

En mal d’inspiration, David Smith, jeune sculpteur torturé se voit proposer un pacte qui lui permettra de réaliser son rêve d’enfance : sculpter ce qu’il souhaite à mains nues.

Mais rien n’est éternel et tout a un prix. En échange de sa vie, il aura deux cents jours pour créer son OEuvre. Et il va le payer encore plus cher : au lancement du compte à rebours, il rencontre le grand amour… De quoi ébranler toutes ses certitudes.

Une interprétation moderne, implacable et poétique du mythe de Faust.

Mon avis:

Seul à une table de café, David Smith regarde ses mains. C’est le jour de ses vingt-six ans, le jour d’un bilan. Qu’a-t-il fait de son rêve d’enfant ?

Son rêve, c’est de vivre de son art, d’être reconnu, mais malgré un début prometteur, dans un monde où il est aussi question d’argent, David Smith tombe dans l’oubli. Alors qu’il rumine, une vieille connaissance entre dans le café, c’est son oncle Harry. Enfin, pas tout à fait…

« – Que donnerais-tu pour ton Art, David ?
– Je donnerais ma vie. »

La Mort se cache sous les traits d’Harry et lui propose un marché : David pourra créer tout ce qu’il souhaite de ces dix doigts, mais ne possèdera que de 200 jours pour créer son Oeuvre.

Cette bande dessinée semblait prometteuse, n’ayant lu que des critiques positives, j’ai pris mon billet pour les rues grouillantes de New-York, les yeux fermés. Pourtant, après plusieurs pages, je me rends compte que je passe à côté de l’histoire, ma lecture n’est plus plaisir. Pourquoi ? Certainement, mon absence d’empathie pour le personnage de David. Complètement obnubilé par son art, David en devient peu sympathique. Il préfère geindre qu’agir. C’est dommage, Scott McCloud offrait d’intéressantes réflexions sur l’art, la vie, la mort et le deuil, les rêves et les promesses…

J’avais aussi choisi cette bande dessinée pour l’ambiance qu’elle semblait dégager. Elle avait un côté comics qui changeait de mes habitudes de lecture, mais malgré les planches en noir et blanc rehaussées de bleu, les longueurs prennent le dessus.

C’est raté pour moi, mais qui sait si cette nouvelle adaptation du mythe de Faust ne marchera pas pour vous !

Ma note: 3/5

le-sculpteur-int-hd-18

Le grand méchant renard de Benjamin Renner

235131_c

La première fois que j’ai rencontré Le grand méchant renard, c’était sur le blog de Noukette. Elle parlait d’un « bon gros coup de coeur ». Ma curiosité rudement titillée et ma tentation mise à grande épreuve, j’ai finalement cédé et suis partie l’empruntée.

Le grand méchant renard a faim. Très faim. Malgré ses visites journalières à la ferme pour voir s’il n’y aurait pas une quelconque poule bien grasse à se glisser sous la dent, chacune de ses escapades se solde par un échec. Il faut dire qu’il n’est pas bien redoutable Le grand méchant renard, il est même sacrément ridicule et les animaux de la ferme le trouvent bien plus exaspérant qu’effrayant.

Mais, Le grand méchant renard est tenace et bien décidé à devenir la terreur de la contrée. Pourtant lorsqu’il parvient enfin à voler trois œufs, rien ne se passe comme prévu.

Comment ne pas s’attacher à ce délicieux renard ? Dès les premières pages, j’ai su que nous allions nous entendre… Une bouille à mourir de rire, des paroles succulentes de niaiserie, il est loin d’être vilain l’animal. Il faudrait plutôt se méfier du loup qui rôde…

Chaque personnage a un petit quelque chose d’attachant, entre la poule autoritaire, le chien paresseux et le lapin pas très rapide de la caboche, chaque lecteur y trouvera son compte.

Le grand méchant renard est une bande dessinée qui se dévore ! Elle est drôle et elle est tendre. Pour un enfant, pour un adulte, ce livre se savoure à tout âge !

Merci pour la découverte Noukette !

Ma note: 4,5/5

grand-mechant-renard_1grand-mechant-renard_2

Pico Bogue, La vie et moi de Dominique Roques et Alexis Dormal

pico-bogue-tome-1-vie-et-moi-la

Sous ce drôle de nom et cette chevelure entremêlée se cache un petit garçon à la langue bien pendue. Pico a le pouvoir de mener légèrement en bourrique ses parents, de rendre chèvre sa maîtresse, de mener sa petite sœur Ana Ana en bateau (ou l’inverse ?), d’embêter sa Mamite et son Papic, de faire des paris avec ses meilleurs amis et d’être la terreur du marchand de bonbons.

La vie de Pico Bogue est racontée en scénettes d’une demi-page, tour à tour rigolote et touchante, je me suis souvent surprise à sourire tendrement ou à pouffer de rire. C’est que Pico a une répartie des plus cinglantes chose pas forcément évidente pour un jeune lecteur. Les plus petits feront face à un petit garnement qui enchaîne les bêtises et les caprices tandis que les plus grands en feront une lecture plus subtile. D’ailleurs, ce petit personnage vous fera peut-être penser au Petit Nicolas de Goscinny.

Les illustrations d’Alexis Dormal collent parfaitement au propos, des dessins griffonnés aux limites floues, des couleurs douces qui rappellent l’univers de l’enfant. Les pages s’enchaînent comme une gourmandise qu’on finit toujours trop vite.

Pico Bogue est une véritable pépite textuelle et graphique ! J’ai hâte de connaître la suite des aventures de Pico et Ana Ana !

Ma note: 4/5

album-page-large-5214

Un océan d’amour de Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione

Couv_227927

Quatrième de couverture:

Exceptionnellement, vous trouverez la quatrième à la fin de l’article…

Mon avis:

Un océan d’amour est à la fois un récit drôle et tendre sur la vie d’un couple breton, un drame environnemental, un hommage à Gaston Lagaffe, une escapade à Cuba, enfin, un parfum d’ambiance option sardine à l’huile.

L’histoire commence un matin, très tôt, alors que le pêcheur aux gros binocles se lève, son épouse, en habit traditionnel breton, lui prépare amoureusement une bonne crêpe garnie. Tandis que l’homme se régale, elle lui glisse dans son panier-repas, comme à son habitude, une boite de sardine à l’huile qu’il pourra déguster lors de son déjeuner. À la tête désabusée du pêcheur, pas sûr que cette boîte vaille une crêpe. Un au revoir affectueux sur le pas de la porte, et le couple ne sait pas encore quelle aventure extraordinaire il va vivre.

Lupano & Panaccione nous raconte un périple riche en émotion et en sel marin. Mais l’originalité va plus loin puisque cette bande dessinée est totalement muette (aucune bulle à l’horizon). Toutefois, la compréhension reste simple grâce aux planches nombreuses et riches en expressions. Les pages se dévorent et défilent à une allure folle. Malgré une barrique de bons sentiments et des situations rocambolesques en pagaille, le lecteur embarque. C’est un récit qui soulève des questions sociétales, mais surtout qui aborde la vie d’un couple prétendument ordinaire, qui s’aime tout simplement.

Conquise.

Alors, qu’attendez-vous ? À l’abordage moussaillons !

Ma note: 4,5/5

Extraits:

« À consommer de préférence avant que la mer ne fasse plus rêver. »

Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh

105635_c

Quatrième de couverture:

Mon ange de bleu
Bleu du ciel
Bleu des rivières
Source de vie

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et lui permettra d’affronter le regard des autres. Un récit tendre et sensible.

Mon avis:

Clémentine, une fille comme les autres.

Clémentine a seize ans et un petit copain. Elle l’aime bien pourtant, dans l’intimité quelque chose ne va pas. Ça l’a chagrine cette histoire, Clémentine. Et lorsqu’elle croise par hasard une jeune fille aux cheveux bleus au bras d’une autre fille, autant dire que c’est une tornade dans la vie de l’adolescente.

Sans nul doute cette inconnue l’attire et fait naitre chez elle des sentiments nouveaux. Elle s’appelle Emma et aime les filles. Etudiante en art, Emma devient peu à peu une amie pour Clémentine et bien plus.

C’est l’histoire d’un amour plus fort que la bêtise. Clémentine a honte d’aimer une fille. Il faut dire qu’elle a un entourage qui ne s’y connait pas trop en « différence » et ouverture d’esprit. Les propos sont violents et ne font que culpabiliser Clémentine, contrainte de cacher ses sentiments, contrainte de se mentir pour être aimé, contrainte de choisir.

Julie Maroh écrit et dessine là une histoire d’amour sublime. En noir et blanc, les planches laissent tout de même encore passer l’espoir, ce bleu, une couleur si chaude… Les gros plans capturent l’instant. Surtout les visages, intenses et expressifs. Amour et mélancolie sont mes mots pour résumer cet ouvrage. Dommage pour les quelques fautes d’orthographe !

Clémentine est une fille comme les autres, c’est eux qui ne veulent pas le voir.

Ma note: 4/5

20101213PHOWWW00093

Vacance de Cati Baur

Vacance-couv

Quatrième de couverture:

« J’étais comme un enfant qui démonte soigneusement son jouet préféré, avec la conscience aiguë que jamais, il ne pourra le reconstruire. Il fallait que j’aille jusqu’au bout pour me libérer de ma peur de les perdre. »

Mon avis:

Rencontre manquée avec Cati Baur…

Malgré des illustrations qui ne m’enchantaient guère trop, j’avais très envie de découvrir un de ses livres. L’histoire m’a finalement complètement déçue.

Alors qu’elle rentre de vacances entre amis, Marie décide de quitter la vie qu’elle menait depuis des années. Une aire d’autoroute, un chauffeur routier choisi par hasard, et voilà qu’elle laisse derrière elle un mari, un enfant, une vie quoi ! Changement d’identité, de coupe de cheveux, c’est une nouvelle vie qui commence pour Marie. Une vie loin de ce qu’elle était avant, mais à quel prix ?

Certains y ont sûrement songer. Marie a osé sauter le pas. Mais pour quoi ? Au début, on est fière de ne devoir rendre de compte à personne, de vivre au jour le jour sans savoir ce que sera fait demain, dépenser sans compter. Mais finalement, elle est bien malheureuse la petite Marie. Je n’ai, je crois, pas compris ce personnage, je n’ai pas compris pourquoi elle faisait un tel geste, puisqu’ à la fin, elle se retrouve seule et vide.

L’idée de départ paraissait intéressante, mais je n’ai pas eu d’empathie pour le personnage de Cati Baur. Malgré la brièveté de la bande dessinée et des planches pétillantes et expressives, je ne retiendrai pas grand chose de cette lecture. Dommage, j’avais réussi à apprivoiser les coups de crayon de la dessinatrice…

Ma note: 3/5

Vacance-2

Les promeneurs sous la lune de Zidrou et Mai Egurza

les-promeneurs-sous-la-lune

Quatrième de couverture:

« Je suis un promeneur de la nuit, malgré moi. Un somnambule si vous préférez. Vous croyez que je sui un cas à part, une exception ? Vous vous trompez ? Regardez par la fenêtre et vous verrez : nous sommes des milliers, des millions ! Des milliers, des millions à nous croire éveillés alors que nous sommes en réalité, les somnambules de notre propre vie. »

Une histoire drôle et tendre pour tous les funambules de la nuit.

Mon avis:

Somnambulisme n. m. Série de mouvements, d’actes automatiques et inconscients se produisant pendant le sommeil, et dont aucun souvenir ne reste au réveil.

Un matin, Linh découvre dans son lit un inconnu affublé d’un pyjama en pilou. Il a beau être agréable à regarder, la jeune femme voudrait bien savoir ce qu’il fait dans ses draps. Déconcerté, le charmant Napoléon ne se souvient de rien, reste seulement ses pieds noircis comme s’il avait marché pieds nus pendant la nuit.

La consultation du spécialiste est sans appel, Napoléon est somnambule. Banal me diriez-vous, mais quand il s’agit d’un phénomène qui menace de contaminer toute la ville, tout de suite c’est plus impressionnant.

Zidrou nous offre une bande dessinée aux airs de drame scientifique, mais tout en légèreté, avec l’humour qu’on lui connait. Une dimension philosophique sur nos propres vies se lit entre les lignes mais, l’histoire reste avant tout poétique. La tendresse de l’ouvrage est portée par les illustrations de Mai Egurza, dont les tons pastels rendent l’univers de la nuit totalement enivrant. Les personnages plus attachants les uns que les autres sont dotés d’une bouille drôle et expressive. Leur amitié, leur humour et leur simplicité donne à cette histoire, magie et gaieté. Une bande dessinée qui fait chaud au cœur en ces jours moroses.

Ma note: 4/5

PlancheS_46898

Blankets manteau de neige de Craig Thompson

blankets

Quatrième de couverture:

Je voulais le ciel. Et j’ai grandi en m’efforçant d’obtenir de ce monde… un monde éternel.

Mon avis:

Dans une ville du Wisconsin, grandit un petit garçon.

Entre un père autoritaire et une mère très croyante autant dire que cela file droit dans la famille Thompson, le petit frère dans le cagibi s’en souvient. À l’école ce n’est guère mieux, le gringalet peine à se faire des amis et ne connait que succession de railleries. Le dessin apparaît alors comme une véritable porte de sortie pour le jeune Craig. Ce monde qu’il ne comprend pas, qu’il redoute semble pouvoir être vaincu à coup de crayon. Sa rencontre avec la douce Raina lui donnera la clé pour appréhender sa future vie adulte.

Je quittais Craig Thompson avec Un Américain en balade, pour cette fois je remonte le temps et apprivoise sa jeunesse. Je retrouve ce qui m’avait plu dans ma toute première découverte, à savoir des planches entre réalisme et rêverie. Des nuits partagées avec son petit frère dans le même lit à son départ du nid familial, en passant par ses doutes quant à la religion, Craig retrace sa vie. Le dessin, en noir et blanc, est riche et charmeur. Avec un pavé de près de 600 pages, l’auteur-illustrateur nous offre un voyage dans le monde incertain et plein d’espoir de l’enfance. Véritable ode à son premier amour, le récit est sensible, tendre et émouvant. C’est chaud et rassurant. À lire.

Ma note: 4,5/5

blankets-1111

« Je crois toujours en Dieu, à la parole de Jésus aussi, mais le reste du christianisme… cet Bible, ces églises, ce dogme… seulement dressés pour séparer les peuples et les cultures. C’est comme nier la beauté d’être un Humain et ignorer tous ces espaces qui ont besoin d’être remplis par l’individuel. »

« Parfois au réveil, les souvenirs laissés par un rêve sont plus beaux que la réalité, et on a pas envie de les oublier. Pendant un moment, vous vous sentez comme un fantôme… pas entièrement matérialisé et incapable de composer avec ce qui vous entoure. Ou bien, c’est le rêve qui vous hante. Vous attendez la promesse d’un prochain rêve. »

Chaque soir à onze heures d’Eddy Simon et Camille Benyamina

9782203070790

Quatrième de couverture:

« Cette maison, la nuit, elle me fait peur. Il y a des bruits, chaque soir, vers onze heures. Ça me réveille.
– Une présence comme un fantôme ?
– Ne te moque pas ! Je ne l’entends jamais rentrer, mais je perçois sa respiration, à côté de moi. »

En adaptant le conte romantique de Malika Ferdjoukh, Camille Benyamina et Eddy Simon nous entraînent dans un Paris à la fois contemporain et fantasmé.

Mon avis:

Du polar, une histoire de fantômes, de l’amour, voilà les ingrédients du roman de Malika Ferdjoukh scénarisé et mis en images par le duo Eddy Simon et Camille Benyamina. Après leur collaboration pour la publication de Violette Nozière : Vilaine chérie qu’il me tarde de découvrir désormais, j’ai sauté le pas avec cette bande dessinée à la couverture superbe. Les tons sombres où les nuances violines dominent, ainsi que le point de lumière donné par la Tour Eiffel et cette jeune fille sur les toits promettent une belle histoire.

N’ayant pas lu au préalable le roman de Malika Ferdjoukh, je me lançais à l’aveugle. Mais quand on se jette dans un ouvrage inspiré par cette auteure, on se trompe rarement. Et le travail d’adaptation est très réussi, tant par les illustrations que par le scénario. J’ai aimé les traits réalistes des personnages, Camille Benyamina donne beaucoup d’expression à ses dessins. Les couleurs restent sombres tel le suggérait la couverture et apportent une ambiance mi-fantastique, mi-thriller fort appréciable.
Le travail de scénarisation est bien mené, même si j’ai trouvé qu’il y avait parfois un peu trop d’ellipses entre les différentes planches, c’est chose ardue d’adapter un roman en une BD de 90 pages. Mais l’histoire reste compréhensible et divertissante. D’ailleurs, derrière le travail d’Eddy Simon, on retrouve la plume succulente de Malika Ferdjoukh.

Si jamais vous ne l’aviez pas compris j’ai adoré cette adaptation et en plus de cela je ne peux que vous conseiller les romans de Malika Ferdjoukh, dont sa divine saga Quatre sœurs.

Ma note: 4,5/5

Extraits:
9782203070790_pb3