Demain j’arrête ! de Gilles Legardinier

9782266233040

Quatrième de couverture:

Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ? Au début, c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher… Parce qu’elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants…

Mon avis:

Sans doute, cet avis passera inaperçu, tant de choses ont été dites sur ce roman. Mais on ne sait jamais s’il y a encore un quelconque lecteur potentiel à convaincre…

Depuis le temps qu’il fallait que je découvre ce qui se cachait derrière ces couvertures flamboyantes à chats, c’est maintenant chose faite avec Demain j’arrête.

Julie Tournelle a 28 ans, ouvre des comptes d’épargne et fait signer des assurances auto, a un patron sur le dos aussi aimable qu’une porte de prison, et vient de se faire larguer. Bref, c’est pas la joie. Heureusement, Julie peut compter sur ses amis et sur son caractère loufoque pour amener un peu de chaleur et de magie dans sa vie. D’autant plus, qu’un charmant jeune homme au tendre nom de « Ricardo Patatras » vient d’emménager au-dessus de chez elle. Et si ça, ce n’est pas l’espoir d’une nouvelle vie pour Julie, mais qu’est-ce que c’est ? Les aventures de Julie promettent des étincelles !

Le personnage de Julie est complètement barrée. Elle est d’une folie sans nom, et possède un sens du raisonnement assez personnel, tant les décisions qu’elle prend sont surréalistes. Mais finalement, son entourage n’est pas triste non plus, entre ses dîners entre copines célibataires, ses parents qui attendent impatiemment qu’elle leur fasse des petits-enfants, en passant par un ami d’enfance qui construit la voiture du futur dans son garage, la vie de Julie est loin d’être des plus banales. On sourit beaucoup à la lecture de ce roman, c’est frais et léger, même si certains passages sont aussi très tendres, comme l’amitié qui lie Julie avec sa vieille voisine Mme Roudan, ou encore les chamailleries de la boulangère Mme Bergerot et l’épicier Mohamed qui témoignent en fait d’une forte affection l’un envers l’autre. Il faut dire que Gilles Legardinier se montre bienveillant à l’égard ses personnages, c’est parfois un peu le monde des bisounours, mais cette solidarité réchauffe le coeur. On s’attache sincèrement à ce petit monde et encore plus à Julie qui se donne un mal de chien pour aider ses amis et à séduire le mystérieux Ric.

Le style est simple et les courts chapitres font que le livre se lit très vite. C’est devenue rare que je lise ce genre de livre, mais celui-ci m’a bien plu. À voir si je retente l’expérience des couvertures à chat !

Ma note: 3,5/5

Citations:

« Chaque soir, le monde se divise en deux grandes catégories : ceux qui vont s’endormir comme des marmottes, et les autres qui auront des cernes le lendemain. Chacun son tour, on passe d’un camp à l’autre au gré de nos vies. »

« Au mieux, il va me prendre pour une prostituée de la cordillère des Andes qui fait le tapin en attendant une éclipse. »