Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh

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Quatrième de couverture:

Mon ange de bleu
Bleu du ciel
Bleu des rivières
Source de vie

La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et lui permettra d’affronter le regard des autres. Un récit tendre et sensible.

Mon avis:

Clémentine, une fille comme les autres.

Clémentine a seize ans et un petit copain. Elle l’aime bien pourtant, dans l’intimité quelque chose ne va pas. Ça l’a chagrine cette histoire, Clémentine. Et lorsqu’elle croise par hasard une jeune fille aux cheveux bleus au bras d’une autre fille, autant dire que c’est une tornade dans la vie de l’adolescente.

Sans nul doute cette inconnue l’attire et fait naitre chez elle des sentiments nouveaux. Elle s’appelle Emma et aime les filles. Etudiante en art, Emma devient peu à peu une amie pour Clémentine et bien plus.

C’est l’histoire d’un amour plus fort que la bêtise. Clémentine a honte d’aimer une fille. Il faut dire qu’elle a un entourage qui ne s’y connait pas trop en « différence » et ouverture d’esprit. Les propos sont violents et ne font que culpabiliser Clémentine, contrainte de cacher ses sentiments, contrainte de se mentir pour être aimé, contrainte de choisir.

Julie Maroh écrit et dessine là une histoire d’amour sublime. En noir et blanc, les planches laissent tout de même encore passer l’espoir, ce bleu, une couleur si chaude… Les gros plans capturent l’instant. Surtout les visages, intenses et expressifs. Amour et mélancolie sont mes mots pour résumer cet ouvrage. Dommage pour les quelques fautes d’orthographe !

Clémentine est une fille comme les autres, c’est eux qui ne veulent pas le voir.

Ma note: 4/5

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Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki

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Quatrième de couverture:

Pour se rapprocher de l’hôpital où leur mère se rétablit, les petites Mei et Satsuki déménagent à la campagne avec leur père. Curieuses et pleines de vie, elle décident d’explorer les alentours. Une exploration qui les amènera à faire la rencontre de Totoro, une créature étrange et merveilleuse, qui prendra soin des petites filles et changera leur vie…

Pour la première fois en France, découvrez l’anime comics de ce splendide long métrage du Studio Ghibli.

Mon avis:

Parce que leur maman est souffrante, Mei et Satsuki emménage à la campagne avec leur père – plus proche de l’hôpital. Les petites filles, curieuses et insouciantes, vont apprivoiser leur nouvelle et mystérieuse maison et faire la rencontre de plusieurs personnages. Il y a d’abord les noiraudes, le jeune Kanta et sa grand-mère, et le fameux Totoro, énorme animal aussi réconfortant qu’un doudou…

Depuis mon coup de foudre pour Les Enfants Loups, Ame et Yuki de Mamoru Hosoda, il me tardait d’en apprendre davantage sur le cinéma d’animation japonais et notamment de découvrir enfin l’oeuvre du célèbre Hayao Miyazaki. C’est chose faite avec cet anime comics qui regroupe les planches du film.

C’est la première fois que je lisais ce type de livre. À mon sens, cela ne remplace pas l’oeuvre cinématographique mais le complète bien. N’ayant pas vu le film et ayant découvert l’histoire au fil des pages, je n’ai malheureusement pas pris le temps d’admirer chaque détail. Avec ses presque 600 pages, cet ouvrage est empli d’images sans paroles, et l’intrigue ayant pris le dessus, j’ai préféré inconsciemment ne pas m’attarder sur les qualités du dessin pour m’évader dans le récit. Pour ce qui est des dessins, ils sont identiques aux images du film, couleurs comprises, ce qui est appréciable, même si le rendu des planches du film sur papier n’est pas d’une qualité exceptionnelle.

Reste que les paysages du Japon sont resplendissants, l’oeuvre de Miyazaki laisse une part importante à la Nature, comme souvent dans les ouvrages japonais. Que ce soit les grandes rizières ou les forêts à l’état sauvage, chaque brin d’herbe mérite sa part de respect pour les Japonais.

Mais ce qui m’a plu dans ce livre, c’est bien l’histoire de Mei et Satsuki, deux enfants pleins de vie malgré l’absence de leur maman dans le foyer familial. Je me suis attachée à elles grâce à leur intrépidité et leur courage mais aussi apprécié la bienveillance de leur entourage : leur père doux et compréhensif, Kanta jeune garçon à l’âge similaire de Satsuki qui tente d’aider ces nouveaux arrivés, et sa grand-mère maternelle et aimante. Enfin que serait cette histoire sans cet bête fantastique Totoro qui apporte un peu de magie dans la vie des deux enfants.

Voilà ce que j’aime dans le cinéma d’animation japonais, l’univers de l’enfant, la part d’enchantement, le lien familial, la tradition et la nature. J’aime les valeurs que cela transmet aux plus jeunes et que cela rappelle aux plus grands. Il ne me reste plus qu’à découvrir la version cinématographique, qui me plaira sans doute davantage et bien sûr les autres œuvres de Miyazaki.

Ma note: 4/5

Extrait:

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