Le tableau de Marion Fayolle

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Vivre une vie amoureuse avec une femme peinte sur un tableau, n’est pas chose facile. Mais pour la libérer de la menaçante panthère, « il » n’hésite pas à la sortir du cadre.

Vivre une vie amoureuse avec une femme qui fait trois fois sa taille, n’est pas chose facile. La petite maison de l’amoureux ne convient pas à la jeune femme, elle ne passe pas les portes, l’eau du bain lui efface la pâleur de sa peau.

Il faut se rendre à l’évidence, sa bien-aimée doit retourner dans son tableau. Les deux amants séparés sont bien malheureux.

Le tableau est une histoire d’amour originale. Parce-qu’il ne peut l’abandonner, l’amoureux ne cessera de trouver tout un tas de solutions rocambolesques pour garder près de lui sa bien-aimée. Même lorsqu’il ne pourra plus être avec elle, il lui restera fidèle.

Doux et mélancolique, le conte de Marion Fayolle touche notre petit cœur. Par ses illustrations singulières, enfantines mais en même temps pas tant que ça, l’auteure offre un album riche en poésie. Il pourrait n’y avoir aucun mot que le message passerait tout de même, le langage du corps se suffisant à lui-même.

C’est un univers tout à fait à part que je viens de découvrir, Marion Fayolle est un talent que je vais suivre de près.

Ma note: 4,5/5

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Le bébé et le hérisson de Mathis

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Quatrième de couverture:

Pourquoi personne n’apprend aux hérissons à traverser la route ? Tout le monde s’en fout ou quoi ? Comme ces parents, si obnubilés par la télé et leurs jeux vidéo qu’ils délaissent Léo, le bébé de la famille. Heureusement, Guillaume et Manon sont là pour s’occuper de leur petit frère.

Mon avis:

En toute sobriété, sous une couverture immaculée aux touches géométriques pétillantes, se cache une jolie pépite. Un coup de coeur jeunesse qui n’a rien d’une histoire légère.

Jules et Manon ont leurs parents, qui parce que bébé pleure trop fort, mettent le couffin sur le palier. Des parents plutôt préoccupés par le programme télé ou le dernier jeu vidéo à la mode, qu’à offrir l’amour et la tendresse que réclament leurs enfants. Jules et Manon, qui ont grandi plus vite que prévu, veulent à tout prix protéger leur petit frère Léo, si vulnérable, comme ce hérisson sans vie, laissé sur le bord de la route.

Le bébé et le hérisson, c’est l’histoire d’une fratrie qui apprend à vivre sans ses parents dont l’immaturité et l’égoïsme ont triomphé sur le bon sens. Parce qu’ils ne leur donnent pas l’équilibre dont ils ont besoin quand on est si jeune, les trois enfants vont se créer leur propre bulle protectrice. Jules, Manon et Léo vont apprendre à s’aimer et s’entraider, à partager et se réconforter. Entre moments de répit et instants brutaux, on aimerait pouvoir offrir à ces trois mômes, le bonheur qu’ils méritent, mais déjà la quarante-septième et dernière page est arrivé et ils nous faut les laisser, à leur sort.

Un titre que j’ai découvert chez le joli blog de Noukette. Je vous invite également à lire l’article de La tête en claire sur les éditions Thierry Magnier.

Ma note: 5/5

Les Sauvages de Mélanie Rutten

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Quatrième de couverture:

C’était une nuit.

Deux ombres s’enfuirent de leur maison.

Tant de choses, la nuit, se réveillent.

C’étaient des sauvages.

C’était leur nuit.

Mon avis:

Alors qu’il fait nuit noire, discrètement pour ne pas réveiller la maisonnée endormie. Deux ombres s’enfuient, l’une de la maison de gauche, l’autre de la maison de droite. Silence. Ils embarquent sur un radeau et traversent les marécages pour entrer dans la forêt immergée.

Quand la voie est sauve, les deux ombres virevoltent, se cherchent, se chamaillent, bien contents d’avoir réussi leur échappée. La nuit leur appartient.

S’aventurant dans un tronc creux, les deux ombres retrouvent l’immense clairière resplendissante. Les sauvages sont là, créatures étranges mais rassurantes, qui prennent la main des enfants et les aident à grandir.

À vos pyjamas et lampes de poche, Mélanie Rutten nous invite dans une nuit singulière. Entre rêves engourdis et espoir du petit matin, nous voilà partis pour un voyage enchantée. Aquarelles éparses et alanguies, palettes resplendissantes et oniriques, on en prend plein les mirettes. L’univers de l’enfance est raconté avec tendresse et pudeur. Chaque enfant trouvera sa place dans ce petit monde où les créatures avoisinent celles de leurs rêves. Mais, les moins insouciants seront aussi charmés par la réminiscence d’une sensation qu’ils pensaient avoir oubliée… Après tout le temps des récrés et de la balle aux prisonniers, ce n’est pas si loin, non ?

L’article de Mokamilla bien plus évocateur que le mien ! Je te remercie grandement pour la découverte !

Ma note: 4/5

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Le type de Philippe Barbeau et Fabienne Cinquin

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J’ai découvert les éditions L’Atelier du Poisson Soluble à travers l’article de La tête en claire. Elle y présente une maison d’édition aux publications atypiques où les textes s’adressent à la fois aux adultes et aux enfants, et il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité !

J’ai choisi Le type de Philippe Barbeau et Fabienne Cinquin. Je ne connaissais pas du tout l’auteur mais la couverture mystérieuse et le titre énigmatique m’ont fait opter pour ce choix-là. Ce livre se présente comme un journal intime. Un jeune garçon se promène léger, heureux et insouciant jusqu’à ce qu’il croise un type qui ne sait pas sourire. La vision de cet homme si triste l’énerve tant qu’il lui jette un caillou au visage. Pas de chance pour notre héros, le type ne sait pas non plus rêver, ni aimer. Est-ce une solution que le violenter ?

Est-ce qu’à vous aussi cette histoire vous semble étrange ? J’ai pris très peu de plaisir à rencontrer ces personnages : un narrateur violent, un type mollasson, heureusement que l’intervention de la vieille dame vient donner une touche de poésie à la fin du livre.

Si l’histoire ne m’a pas touchée, les illustrations et la mise en pages sont un véritable plaisir pour les yeux. D’abord sombres, les peintures sont de plus en plus lumineuses au fur et à mesure du dénouement. Le texte est écrit au stylo à plume sur un papier quadrillé. Entre les pages, sont parsemés des dessins à l’aquarelle, des collages, des taches d’encre, des mots au crayon à papier.

Le type : pages arrachées au journal intime de Philippe Barbeau est un album original par son travail d’édition et ses illustrations gaies, mais son histoire, quant à elle, m’a complètement laissée de marbre.

Ma note: 3/5

« – Ce n’est pas malin de jeter des pierres à la tête des gens.

C’était la première fois qu’on me disait ça. »

Le grand méchant renard de Benjamin Renner

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La première fois que j’ai rencontré Le grand méchant renard, c’était sur le blog de Noukette. Elle parlait d’un « bon gros coup de coeur ». Ma curiosité rudement titillée et ma tentation mise à grande épreuve, j’ai finalement cédé et suis partie l’empruntée.

Le grand méchant renard a faim. Très faim. Malgré ses visites journalières à la ferme pour voir s’il n’y aurait pas une quelconque poule bien grasse à se glisser sous la dent, chacune de ses escapades se solde par un échec. Il faut dire qu’il n’est pas bien redoutable Le grand méchant renard, il est même sacrément ridicule et les animaux de la ferme le trouvent bien plus exaspérant qu’effrayant.

Mais, Le grand méchant renard est tenace et bien décidé à devenir la terreur de la contrée. Pourtant lorsqu’il parvient enfin à voler trois œufs, rien ne se passe comme prévu.

Comment ne pas s’attacher à ce délicieux renard ? Dès les premières pages, j’ai su que nous allions nous entendre… Une bouille à mourir de rire, des paroles succulentes de niaiserie, il est loin d’être vilain l’animal. Il faudrait plutôt se méfier du loup qui rôde…

Chaque personnage a un petit quelque chose d’attachant, entre la poule autoritaire, le chien paresseux et le lapin pas très rapide de la caboche, chaque lecteur y trouvera son compte.

Le grand méchant renard est une bande dessinée qui se dévore ! Elle est drôle et elle est tendre. Pour un enfant, pour un adulte, ce livre se savoure à tout âge !

Merci pour la découverte Noukette !

Ma note: 4,5/5

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Pico Bogue, La vie et moi de Dominique Roques et Alexis Dormal

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Sous ce drôle de nom et cette chevelure entremêlée se cache un petit garçon à la langue bien pendue. Pico a le pouvoir de mener légèrement en bourrique ses parents, de rendre chèvre sa maîtresse, de mener sa petite sœur Ana Ana en bateau (ou l’inverse ?), d’embêter sa Mamite et son Papic, de faire des paris avec ses meilleurs amis et d’être la terreur du marchand de bonbons.

La vie de Pico Bogue est racontée en scénettes d’une demi-page, tour à tour rigolote et touchante, je me suis souvent surprise à sourire tendrement ou à pouffer de rire. C’est que Pico a une répartie des plus cinglantes chose pas forcément évidente pour un jeune lecteur. Les plus petits feront face à un petit garnement qui enchaîne les bêtises et les caprices tandis que les plus grands en feront une lecture plus subtile. D’ailleurs, ce petit personnage vous fera peut-être penser au Petit Nicolas de Goscinny.

Les illustrations d’Alexis Dormal collent parfaitement au propos, des dessins griffonnés aux limites floues, des couleurs douces qui rappellent l’univers de l’enfant. Les pages s’enchaînent comme une gourmandise qu’on finit toujours trop vite.

Pico Bogue est une véritable pépite textuelle et graphique ! J’ai hâte de connaître la suite des aventures de Pico et Ana Ana !

Ma note: 4/5

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Et si tout ça n’était qu’un rêve ? de Thierry Lenain et Irène Bonacina

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« Un jour, Radhija demande à sa maman:
– Et si j’étais le rêve de quelqu’un, de quelqu’un qui rêve ? »

Quand Radhija pose cette question à sa maman, celle-ci est bien embêtée. Après tout qu’est-ce qu’elle en sait ? Mais ça la turlupine vraiment Radhija, est-elle libre ou appartient-elle à quelqu’un ? Alors, au fil de ses pensées et de ses questionnements, elle va à la rencontre de son entourage, comme son papa, son chat ou son miroir pour trouver des réponses sur le sens de la vie. N’avançant pas dans sa quête, elle demande son avis à l’agent de police, au Président de la République, à Dieu… Jusqu’à ce que l’écrivain émette un début de réponse…

L’album de Thierry Lenain et Irène Bonacina, est une très belle découverte que je dois à l’un de mes enseignants. À travers les questions de Radhija, le jeune lecteur s’interroge sur la vie et la liberté. Telle la petite fille, l’enfant avance à tâtons dans ses pensées. Voyant qu’elle n’obtient pas de réponse, Radhija développe ses questions, les confronte, les aborde différemment. Si le texte détient une valeur philosophique, il reste compréhensible, par la régularité du cheminement. On obtient alors un texte intelligent mais simple. Génial, non ?

Si le texte est, à mon sens, réussi, les illustrations valent également le coup d’oeil. Irène Bonacina fait un pari original pour un album destiné aux enfants. Plutôt que de s’enfermer dans des illustrations concrètes représentant Radhija et son entourage, elle mêle à ses personnages des figures abstraites. Grandes pages colorées, figures géométriques, tout rappelle l’univers du rêve. Et grâce à l’impression en ton direct, les couleurs de l’album sont flamboyantes. Un véritable spectacle !

Et si tout ça n’était qu’un rêve ? allie plaisir et réflexion… Des pages comme des œuvres d’art et un texte, tendre et touchant, qui fait réfléchir les petits bouts de chou.

Ma note: 5/5

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Jojo la mache de Olivier Douzou

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Mon avis:

Jojo est une vieille vache, une très vieille « mache ». Aussi, une nuit, elle perd ses cornes. Puis, sa queue, etc. Jusqu’au jour, où Jojo disparaît complètement. Plus du tout dans le jardin. Pourtant, en regardant bien, elle est encore un peu là…

Jojo la mache est un petit album d’Olivier Douzou. Racontée avec des mots d’enfant, cette histoire permet d’aborder la perte d’un être cher avec les tout petits. Le voyage de Jojo est évoqué par l’auteur de manière poétique et tendre. L’enfant découvre des illustrations simples mais emplies de douceur.

L’adulte qui n’a pas perdu son âme d’enfant y trouvera aussi son compte.

Ma note: 4,5/5

« Elle avait des cornes dessus, des gamelles dessous et derrière une queue pour chasser les mouches. »

Une bible de Philippe Lechermeier et Rebecca Dautremer

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Quatrième de couverture:

La Bible comme un roman !

La Bible est constituée de centaines d’histoires qui ont façonné nos civilisations. Pour chacun d’entre nous, croyant ou non, connaître ces histoires dans leur richesse est un formidable voyage. Philippe Lechermeier nous y convie ici. En habile conteur et véritable magicien de la langue, il réinvente une forme pour chacune d’elles et recrée ainsi « Une bible » afin que la transmission culturelle s’accomplisse. Dans un même esprit de respect et d’entière liberté, Rébecca Dautremer repousse les frontières de son art pour mieux revisiter les scènes ainsi racontées et faire voler en éclat le cadre de nos représentations habituelles.

Mon avis:

Qui n’a jamais entendu de Noé, d’Abraham, de Moïse, de Salomon ou de David ? Mais qu’en est-il de leur histoire ? De leur place dans la Bible ? Avec honte, je vous confesse que ce sont des questions auxquelles je n’aurais pu répondre… Alors, j’ai décidé de combler cette triste lacune mais sans être véritablement sérieuse non plus puisque j’ai choisi Une bible racontée par Philippe Lechermeier et illustrée par Rébecca Dautremer.

Loin de moi l’idée de me convertir, c’est en tant que texte littéraire et délice pour les yeux que j’aborde cet ouvrage. Philippe Lechermeier vulgarise les versets de la Bible en petites histoires à déguster tranquillement. Récits, contes, poèmes et même une pièce de théâtre parcourent les pages de cette adaptation. Les textes sont très accessibles, cela peut être un bon point de départ pour faire découvrir la Bible aux plus jeunes. L’idée n’est pas de convertir, simplement d’en connaître davantage sur un livre qui est la source d’inspiration de bien d’oeuvres littéraires et artistiques. Et pourquoi se priver des mots de Philippe Lechermeier ? Déjà avec Journal secret du Petit Poucet et Princesses oubliées ou inconnues, je découvrais des textes emplis de poésie et de tendresse où chaque phrase est un voyage. Et ici, le charme opère encore, que l’on soit croyant ou non, on se laisse forcément porté. Le seul bémol, serait que l’on ne fait que survoler le texte biblique, tout n’est pas mentionné ou détaillé, on en apprend peu finalement. Surtout que le Nouveau Testament est moins évoqué que l’Ancien Testament, c’est dommage.

Mais venons en à la partie que je préfère, les illustrations. Si vous ne connaissez pas les travaux de Rébecca Dautremer, courrez vite y remédier, je suis presque sûre que vous ne serez pas déçus ! Ici, Rébecca Dautremer a su illustrer des passages clés de la Bible tout en gardant son style. Ce sont des dessins précis et détaillés auxquels elle a insufflé des éléments contemporains qui donnent modernité et poésie à l’ensemble de l’ouvrage. Gros plans sur des visages, paysages sauvages tout y passe et on s’attarde avec plaisir pour déguster chaque détail. Qu’ils soient en noir et blanc ou en couleur, au crayon ou à l’encre, qu’ils prennent une partie de la page ou son entièreté, les illustrations sont tout simplement à couper le souffle.

« La Bible comme un roman », le pari est tenu. Une mise en page réussie, un texte enchanteur et des dessins majestueux, le duo de choc Lechermeier-Dautremer a encore frappé.

Ma note: 4/5

Je vous laisse ici la préface de l’auteur Philippe Lechermeier pour comprendre toute la portée de l’ouvrage…

« Parce que raconter la Bible, c’est raconter notre histoire, une histoire faite de milliers de mythes, de contes et de légendes. Comment comprendre le monde sans tous ces récits ? Comment l’appréhender sans savoir qui sont Abraham, Goliath, la reine de Saba et Marie-Madeleine ? Comment décrypter l’art, l’architecture, la littérature sans connaître les fondations fabuleuses de notre société ? La Bible n’appartient pas qu’à la religion. La Bible est un bien commun. Qu’on soit croyant ou non croyant et qu’on le veuille ou non, ses mythes ont façonné nos sociétés, ils s’immiscent dans notre vie quotidienne, ils circulent dans notre inconscient. En écrivant ce texte, j’ai voulu que chacun puisse reprendre ce qui lui appartient. Une Bible n’est pas La Bible. Une Bible est faite d’histoires qui se répètent et se réinventent. Des histoires que l’on raconte. Qui nous racontent. »

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Un amour américain de Daniela Volpari

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Quatrième de couverture:

Elle cueille un pissenlit et souffle dessus en murmurant un souhait au vent.

Voici le conte amoureux d’une vie rêvée.

Mon avis:

Merci à Babelio et aux éditions Marmaille & compagnie pour cette échappée américaine.

Une rencontre dans un parc et c’est l’histoire d’une vie qui se raconte. Celle de James qui croise le chemin d’une jeune femme aux bouclettes rousses. Une simple journée, le temps est suspendu pour les deux amants mais déjà, James part, parcourt le monde. Le temps passe. Il connait d’autres amours, mais rien n’est plus beau que le souvenir de Laura. Une rencontre avec un magicien plus petit qu’un bonzaï et c’est la promesse tant attendu par James « Dans une ville lumineuse des États-Unis, quelqu’un t’attend ». Le dandy embarque alors vers la grande et prometteuse Amérique, au rythme des paroles de Billie Holiday, convaincu que Laura est là-bas…

C’est un album plein de tendresse que nous offre Daniela Volpari. Des ruelles et des jardins de Shanghaï aux cafés américains, c’est l’histoire d’un homme qui refuse de laisser filer celle qu’il aime. Pleine de poésie, cette romance ravira les petits comme les plus grands, par la réflexion qu’elle donne sur le temps qui passe. Les dessins, point fort de l’ouvrage, sont absolument splendides et tour à tour colorés et pétillants, sensibles et mélancoliques. Je découvre cette maison d’édition et je suis charmée. Bref, vous ne prenez aucun risque à embarquer…

Ma note: 4/5

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