Chaque soir à onze heures d’Eddy Simon et Camille Benyamina

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Quatrième de couverture:

« Cette maison, la nuit, elle me fait peur. Il y a des bruits, chaque soir, vers onze heures. Ça me réveille.
– Une présence comme un fantôme ?
– Ne te moque pas ! Je ne l’entends jamais rentrer, mais je perçois sa respiration, à côté de moi. »

En adaptant le conte romantique de Malika Ferdjoukh, Camille Benyamina et Eddy Simon nous entraînent dans un Paris à la fois contemporain et fantasmé.

Mon avis:

Du polar, une histoire de fantômes, de l’amour, voilà les ingrédients du roman de Malika Ferdjoukh scénarisé et mis en images par le duo Eddy Simon et Camille Benyamina. Après leur collaboration pour la publication de Violette Nozière : Vilaine chérie qu’il me tarde de découvrir désormais, j’ai sauté le pas avec cette bande dessinée à la couverture superbe. Les tons sombres où les nuances violines dominent, ainsi que le point de lumière donné par la Tour Eiffel et cette jeune fille sur les toits promettent une belle histoire.

N’ayant pas lu au préalable le roman de Malika Ferdjoukh, je me lançais à l’aveugle. Mais quand on se jette dans un ouvrage inspiré par cette auteure, on se trompe rarement. Et le travail d’adaptation est très réussi, tant par les illustrations que par le scénario. J’ai aimé les traits réalistes des personnages, Camille Benyamina donne beaucoup d’expression à ses dessins. Les couleurs restent sombres tel le suggérait la couverture et apportent une ambiance mi-fantastique, mi-thriller fort appréciable.
Le travail de scénarisation est bien mené, même si j’ai trouvé qu’il y avait parfois un peu trop d’ellipses entre les différentes planches, c’est chose ardue d’adapter un roman en une BD de 90 pages. Mais l’histoire reste compréhensible et divertissante. D’ailleurs, derrière le travail d’Eddy Simon, on retrouve la plume succulente de Malika Ferdjoukh.

Si jamais vous ne l’aviez pas compris j’ai adoré cette adaptation et en plus de cela je ne peux que vous conseiller les romans de Malika Ferdjoukh, dont sa divine saga Quatre sœurs.

Ma note: 4,5/5

Extraits:
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Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki

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Quatrième de couverture:

Pour se rapprocher de l’hôpital où leur mère se rétablit, les petites Mei et Satsuki déménagent à la campagne avec leur père. Curieuses et pleines de vie, elle décident d’explorer les alentours. Une exploration qui les amènera à faire la rencontre de Totoro, une créature étrange et merveilleuse, qui prendra soin des petites filles et changera leur vie…

Pour la première fois en France, découvrez l’anime comics de ce splendide long métrage du Studio Ghibli.

Mon avis:

Parce que leur maman est souffrante, Mei et Satsuki emménage à la campagne avec leur père – plus proche de l’hôpital. Les petites filles, curieuses et insouciantes, vont apprivoiser leur nouvelle et mystérieuse maison et faire la rencontre de plusieurs personnages. Il y a d’abord les noiraudes, le jeune Kanta et sa grand-mère, et le fameux Totoro, énorme animal aussi réconfortant qu’un doudou…

Depuis mon coup de foudre pour Les Enfants Loups, Ame et Yuki de Mamoru Hosoda, il me tardait d’en apprendre davantage sur le cinéma d’animation japonais et notamment de découvrir enfin l’oeuvre du célèbre Hayao Miyazaki. C’est chose faite avec cet anime comics qui regroupe les planches du film.

C’est la première fois que je lisais ce type de livre. À mon sens, cela ne remplace pas l’oeuvre cinématographique mais le complète bien. N’ayant pas vu le film et ayant découvert l’histoire au fil des pages, je n’ai malheureusement pas pris le temps d’admirer chaque détail. Avec ses presque 600 pages, cet ouvrage est empli d’images sans paroles, et l’intrigue ayant pris le dessus, j’ai préféré inconsciemment ne pas m’attarder sur les qualités du dessin pour m’évader dans le récit. Pour ce qui est des dessins, ils sont identiques aux images du film, couleurs comprises, ce qui est appréciable, même si le rendu des planches du film sur papier n’est pas d’une qualité exceptionnelle.

Reste que les paysages du Japon sont resplendissants, l’oeuvre de Miyazaki laisse une part importante à la Nature, comme souvent dans les ouvrages japonais. Que ce soit les grandes rizières ou les forêts à l’état sauvage, chaque brin d’herbe mérite sa part de respect pour les Japonais.

Mais ce qui m’a plu dans ce livre, c’est bien l’histoire de Mei et Satsuki, deux enfants pleins de vie malgré l’absence de leur maman dans le foyer familial. Je me suis attachée à elles grâce à leur intrépidité et leur courage mais aussi apprécié la bienveillance de leur entourage : leur père doux et compréhensif, Kanta jeune garçon à l’âge similaire de Satsuki qui tente d’aider ces nouveaux arrivés, et sa grand-mère maternelle et aimante. Enfin que serait cette histoire sans cet bête fantastique Totoro qui apporte un peu de magie dans la vie des deux enfants.

Voilà ce que j’aime dans le cinéma d’animation japonais, l’univers de l’enfant, la part d’enchantement, le lien familial, la tradition et la nature. J’aime les valeurs que cela transmet aux plus jeunes et que cela rappelle aux plus grands. Il ne me reste plus qu’à découvrir la version cinématographique, qui me plaira sans doute davantage et bien sûr les autres œuvres de Miyazaki.

Ma note: 4/5

Extrait:

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Tangapico de Didier Lévy et Alexandra Huard

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Quatrième de couverture:

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Mon avis

Tangapico est un superbe album jeunesse que je conseille vivement ! Dans un décor d’Amazonie, on monte à bord du Christo Valdès avec Marcus qui part rejoindre son papa pour les grandes vacances. Très réticent au départ à l’idée de ce voyage, il changera bien sûr d’avis au cours du périple. Trame simple puisque destinée aux plus jeunes, mais agréable.
La majorité des illustrations s’étalent sur une double page ce qui laisse exploser un feu d’artifice de couleurs franches, joyeuses et chaleureuses. le trait d’Alexandra Huard est tendre et chaque détail apporte son lot de surprises, ça se lit très vite mais ça se regarde longtemps.
Je remercie l’amie qui me l’a offert, car elle m’a franchement donné envie de faire mes valises et de partir sur les eaux de l’Amazone ! (dans mes rêves en tout cas…)

Ma note: 5/5

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Sixteen Kennedy Express d’Aurélien Ducoudray et Bastien Quignon

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Quatrième de couverture:

1960, aux Etats-Unis, une petite ville « in the middle of nowhere » bordée par les champs de blé à perte de vue et seulement animée par le chantier de son futur rentre commercial en construction… Rob, 14 ans, le bras dans le plâtre et un oeil sur la jolie Sixteen, s’ennuie ferme, jusqu’au moment où entre en gare le train dans lequel est transportée la dépouille du sénateur Robert F Kennedy. tout juste assassiné… Dans une ambiante en demi-teintes, parfois drôle et un peu tragique, Ducoudray et Quignon explorent les fissures du supposé « rêve américain », autour de la question du racisme et de l’engagement.

Mon avis:

5 juin 1968, assassinat de Robert F. Kennedy, point de départ de cette bande dessinée qui raconte l’histoire de Rob. Le temps d’un été, on suit ce jeune garçon qui tombe amoureux d’une certaine Sixteen. Cette dernière apporte un peu de piquant à la vie terne de l’adolescent dans ce coin reculé des États-Unis. Leurs multiples escapades les mèneront jusqu’à une enquête qui apportent réflexion sur le thème de la tolérance et du racisme. Réflexion rapide, mais très sympathique pour les plus jeunes. J’ai eu besoin d’un certain temps d’adaptation pour les dessins qui sont parfois peut-être trop flous à mon goût, mais on s’y fait finalement car ce côté vieilli va tout à fait à l’histoire. Et puis quel dommage que le dénouement de l’enquête soit si vite annoncé ! Il manquait quelques pages pour que ce soit vraiment parfait. En somme, une lecture fraîche et légère en ce début de beaux jours, malgré les thèmes évoqués (qu’on pourrait malheureusement transposer aujourd’hui, à peu de choses près), je conseille sans hésiter aux petits comme aux grands cette jolie BD (et avec une grenadine, c’est encore mieux!).

Ma note: 4/5

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Le Temps des Mitaines de Loïc Clément et Anne Montel

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Quatrième de couverture:

Un village dans une vallée lointaine. Une forêt où les ombres planent. Cinq enfants, des disparitions. C’est le Temps des Mitaines.

Mon avis:

Choisie par hasard pour ses belles illustrations, j’ai adoré cette bande dessinée ! Des couleurs joyeuses et pétillantes, des personnages drôles et attachants, une intrigue agréable… Que de bons points pour ce livre ! Je le conseille aussi biens aux plus jeunes qu’aux plus grands !

Ma note: 5/5

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