La fée Benninkova de Franz Bartelt

41PSUFG6RUL._SY344_BO1,204,203,200_

Quatrième de couverture

/

Mon avis:

La fée Benninkova… Comment dire… Un livre choisi pour sa couverture, pétillante et fraiche comme un dessin d’enfant. Je m’attendais à un conte et en fait pas du tout !
Le roman commence tel un conte de fées, certes. Clinty Dabot, handicapé et profondément seul, voit sa vie basculée par l’entrée en scène d’une fée. Cette dernière, pourchassée par les « grands lutins noirs », trouve refuge chez cet homme beaucoup trop gentil. Il s’ensuit des journées de confidences où Clinty s’ouvre peu à peu à cette fée, (c’est là que ça se gâte) où il raconte ce que lui fait subir Marylène, la caissière du supermarché du coin, qui profite de son charme pour lui soutirer de l’argent…
Drôle d’intrigue que voilà ! Avec une fin, qui plus est, glaciale…
J’ai trouvé que c’était un roman divertissant malgré le cynisme du propos. Des phrases assassines ou sensuelles mais toujours bien tournées. Belle découverte !

Ma note: 3/5

Citation:

« Le catalogue des adjectifs dont sa colère disposait était inépuisable, comme c’est souvent le cas dans le petit monde des fées. Je suis sensible à la mélodie qualificative. Les attributs me troublent autant que les épithètes m’échauffent. Bien placé, un adverbe de soutien peut emporter mon adhésion à n’importe quelle idéologie de la spontanéité. Une flambée de rage grammaticalement attisée peut me convaincre de lever le poing, de jeter l’anathème, de prendre en chasse, de voter contre ou de me convertir à. En moi, le handicap a développé une sensibilité d’artiste. Je suis un écorché vif, l’expression n’a rien de métaphorique. »