Les Nuits de laitue de Vanessa Barbara

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Quatrième de couverture:

Otto et Ada partagent depuis un demi-siècle une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Sans compter qu’Ada participe intensément à la vie du voisinage, microcosme baroque et réjouissant.
Il y a d’abord Nico, préparateur en pharmacie obsédé par les effets secondaires indésirables ; Aníbal, facteur fantasque qui confond systématiquement les destinataires pour favoriser le lien social ; Iolanda et ses chihuahuas hystériques ; Mariana, anthropologue amateur qui cite Marcel Mauss à tout-va ; M. Taniguchi, centenaire japonais persuadé que la Seconde Guerre mondiale n’est pas finie.
Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat ses insomnies à grandes gorgées de tisane tout en soupçonnant qu’on lui cache quelque chose…

Mon avis:

Je remercie la Masse Critique de Babelio et les éditions Zulma pour l’envoi de ce roman.

Otto et Ada ont partagé ensemble près d’un demi-siècle dans la maison jaune. Leur vie est ponctuée par leurs passions communes pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong, les documents animaliers et leur voisinage, personnages hauts en couleur. Les habitants de ce quartier ont tous un petit quelque chose qui se détraque, mais c’est pour ça qu’on craque. Il y a Nico, obnubilé par les effets secondaires des médicaments et qui se rêve nageur professionnel alors qu’il vient seulement d’apprendre à nager ; Aníbal, le facteur qui passe plus de temps à chanter qu’à distribuer son courrier ; Iolanda qui, par doute, a décidé de croire en tout ; M. Taniguchi, ancien soldat, qui croit que la Seconde Guerre Mondiale n’est pas finie ; Mariana, anthropologue dont le film préféré est Nanouk L’Esquimau ; les chiens de Teresa. Mais depuis la mort d’Ada, Otto, homme grincheux et peu bavard, sent bien que quelque chose ne tourne pas rond dans le quartier (en tout cas, plus que d’habitude!) et il est bien décidé à découvrir ce qu’on lui cache…

Les Nuits de laitue est un livre délicieusement décalé. Les personnages plus farfelus les uns que les autres sont très attachants, on ne peut s’empêcher d’avoir le sourire aux lèvres en lisant leur histoire. Mais, le roman aborde également des thèmes plus graves : la perte d’un être cher ou encore la maladie. Je regrette seulement, l’intrigue qui arrive trop tardivement dans le roman. La première moitié met surtout en lumière les personnages et leur description, elle est bien menée, bien écrite, mais sans réel enjeu, on finit par s’ennuyer. Par conséquent, j’ai trouvé que l’intrigue arrivait un peu comme un cheveu sur la soupe malgré les quelques allusions faites avant. Heureusement, le final m’a plu, digne d’un roman policier à l’instar des lectures d’Otto.

En somme, j’ai bien accroché à l’univers de ce roman, l’écriture simple et fluide de l’auteur fait passer un agréable moment. En revanche, ce n’est pas mon favori du genre, je ne pense pas en garder un souvenir impérissable.

Ma note:

3/5

Citation:

« Il y avait eu les noces de gâteau à la carotte et aussi une année où ils avaient décidé de fêter leurs noces d’os, juste pour le plaisir de l’assonance, tout en reconnaissant volontiers que l’os n’était en rien supérieur à la turquoise, à l’argent ou au corail. L’année de la disparition d’Ada, ils auraient célébré leurs noces de couverture à carreaux. »

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L’Alchimiste de Paulo Coelho

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Quatrième de couverture:

« Mon coeur craint de souffrir, dit le jeune homme à l’alchimiste, une nuit qu’ils regardaient le ciel sans lune.
– Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même.
Et qu’aucun coeur n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves. »

L’Alchimiste est le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
Destiné à l’enfant que chaque être cache en soi, L’Alchimiste est un merveilleux conte philosophique, que l’on compare souvent au Petit Prince, de Saint-Exupéry, et à Jonathan Livingston le Goéland, de Richard Bach.

Mon avis:

Alors que je vagabondais sur Babelio (comme souvent!), en survolant les critiques sur l’Alchimiste, j’ai remarqué que beaucoup d’avis négatifs ressortaient. Pourtant, moi, j’ai apprécié cette lecture. L’écriture est fluide et belle. Je suis totalement rentrée dedans, et j’ai adoré imaginer les paysages racontés, l’Andalousie, l’Egypte… C’est aussi ça apprécier, L’alchimiste non ? D’après moi, il n’y a pas que l’aspect philosophique qui compte dans ce livre.
Après, c’est vrai que certains passages insistent beaucoup sur la légende personnelle et cela peut devenir naïf pour certains, mais j’ai trouvé le personnage de Santiago, vrai. Son voyage, ses rencontres font ce qu’il est. Comme nous.
Et à en voir le monde dans lequel on vit, il n’y a pas de mal à rester positif !

Ma note: 5/5